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je voulais vraiment sortir de ma zone de confort, changer les choses et avancer…

Fakri, 30 ans entrepreneur

Quel a été votre parcours avant d’intégrer Google ?
Avant d’intégrer le groupe Google, j’étais ambassadeur d’une marque de téléphone portable dans le sud de la France durant un an. J’ai ensuite intégré la famille Google.
Il y a quelques mois, j’ai décidé de repartir de zéro, venir à Paris était l’occasion d’un nouveau challenge, je ne connaissais la ville que par son nom. J’y suis désormais pour découvrir la ville et y travailler.

OK mais avant de travailler pour Google et cette marque de téléphone ?
J’ai eu un parcours un peu difficile; je n’ai pas suivi un parcours scolaire comme la plupart des autres élèves.Nous étions une quinzaine avec des profs spécialisés qui nous expliquaient plus en détail chaque matière.
J’ai arrêté mes études à l’âge de 22 ans. J’ai commencé à travailler comme intérimaire, j’ai fait un peu de tout: manutention, restauration… vraiment un peu de tout. Certes je gagnais ma vie, mais ça ne me plaisait pas. Je voulais un CDI à la mairie d’Avignon.
J’ai fait les démarches, pour avoir un emploi à la mairie d’Avignon en envoyant mon CV et lettre de motivation. J’étais tellement motivé que rien ne pouvait m’empêcher d’avoir cet emploi.
J’y ai travaillé plus de trois ans.

Alors pourquoi avoir quitté votre poste de fonctionnaire à la mairie d’Avignon pour venir à Paris ?
Fonctionnaire c’était bien, tu ne fais pas beaucoup d’heures, mais je pense à l’avenir et niveau salaire ça ne suffisait pas. C’est pour ça que je suis allé à Paris, pour travailler, découvrir autre chose, répartir de zéro et avancer.

L’entrepreneuriat m’a permis d’ouvrir mon esprit à la possibilité de conquérir le monde. Mais il m’a surtout permis de miser sur moi même, de comprendre que je suis acteur de ma vie et que chaque chose qui se passe à l’extérieur de moi est une conséquence de ce qu’il se passe à l’intérieur, par conséquent, je dois devenir une personne meilleur pour avoir de meilleurs résultats !

J’avais démarré une société de produits comme des proteines , parce que je voulais aider le maximum de personnes à être en bonne santé et, à commencer par moi parce que j’avais besoin d’énergies. Les produits fonctionnent avec des résultats positifs, j’étais très content de voir tous ces gens heureux et je le suis encore plus d’avoir participé à améliorer leurs santé. Pendant ces deux ans et demi j’ai développé des partenariats dans toute la France et d’autres pays d’Europe.

Qu’est-ce qui vous inspire dans le monde de l’entreprenariat ?
Ce que m’inspire, c’est d’être à son compte, tu peux avoir un plus gros revenu que tu n’as pas quand tu es salarié d’une entreprise.
C’est compliqué au début, comme dans tous les domaines que tu sois salarié ou entrepreneur. Au début, ce n’est pas évident. Il faut vraiment apprendre et se former. Il faut travailler plus, tu n’as pas de revenus si tu ne fais rien, et il faut être persévérant.

Quels sont les pièges à éviter et quelles stratégies à suivre pour developper une entreprise ?
Il n’y a pas de secret. C’est juste du travail, de la persévérance, être à l’écoute, et être entouré des meilleurs dans chaque domaine.
Il faut travailler avec les personnes qui ont réussi, des spécialistes afin de ne pas perdre son temps.mais ça m’a permis d’avancer et je suis fier de mon parcours.

Quel genre d’enfant était Fakri ?
Je suis né avec de graves problèmes de santé, et je n’avais aucune confiance en moi. Je n’ai pas suivi de parcours scolaire normal comme la majorité à cause de ça. J’ai eu beaucoup de freins à cause de mes problèmes de santé,

C’est très personnel ce que vous décrivez…
Honnêtement ça ne me dérange pas d’en parler. Je vais être honnête avec vous, personnellement ce qui me fait réussir c’est mon vécu, c’est ce qui me permet de démontrer que je suis parti de rien avec des difficultés. J’ai avancé et j’en suis là aujourd’hui. Si personnellement je doit inspirer les gens et leur montrer que c’est possible, tant mieux. Aujourd’hui je réussi parce que je m’en suis donné les moyens. Je me suis battu, j’ai travaillé dur et aujourd’hui je suis fier de moi : c’est ça le plus important. Avant j’étais une personne très discrète, je ne voulais pas parler de mes problèmes de santé, je voulais montrer que tout était beau, je me mentais à moi-même. Aujourd’hui j’ai compris quelque chose : si on veut réussir, il faut s’aider soi-même.

Quel a été le déclic pour sortir de cette souffrance ?
Le déclic c’est que j’en ai eu marre, honnêtement, de ne pas avancer, de rester toujours la même personne, de pas faire ce que j’aime. J’en avais marre d’entendre les gens me critiquer, me dire que je n’étais pas capable, et moi je voulais vraiment sortir de ma zone de confort, changer les choses et avancer.

Quel est le sport qui vous a permis de vous extérioriser ?
Il y a 6 ans, j’étais très maigre, et j’ai décidé de faire de la musculation. J’ai pris confiance en moi en prenant de la masse musculaire et aujourd’hui le sport pour moi c’est important, parce que ça me permet d’évacuer le stress, et ça me permet d’avancer.

Pouvez-vous nous parler en deux mots de la ville d’Avignon ?
Avignon c’est une belle ville, c’est une ville touristique, une ville étudiante qui grandit petit à petit mais il n’y a pas d’avancement pour les jeunes. C’est une ville reposante.

Comment trouvez-vous la ville de Paris ?
Maintenant, géniale. Avant c’était compliqué, à Avignon et plus généralement dans le sud, on est souriants, et posés, mais ici à Paris ça bouge beaucoup et on dirait que les gens sont tous énervés !

Quels sont vos projets à court terme ?
Faire quelque chose que j’aime et inspirer les gens, et voyager aussi. Je ne pense pas travailler pour un patron, je voudrais faire quelque chose qui me permette de vivre.

Que veut dire le mot liberté pour vous ?
Être heureux, c’est simple, et faire ce que j’aime.

Quel est le rôle de la musique dans votre vie ?
J’aime écouter des musiques qui me motivent et me donnent envie d’avancer.

Quel est l’artiste qui vous a le plus influencé ?
Sylvester Stallone dans Rocky Balboa. Il montre l’exemple, il se donne les moyens de réussir malgré les difficultés et il aime ce qu’il fait ; et moi, ça me donne envie de faire pareil.

Si vous deviez créer votre entreprise, quelle serait-elle ?
Une entreprise d’aide à la personne. On m’a beaucoup aidé à avancer, à me battre et à ne pas trouver d’excuse, et on m’a donné les moyens de réussir et c’est ce que je veux redonner.

Quel a été votre ressenti quand vous avez gagné votre premier salaire ?
Ça m’a fait très plaisir.

Quel ressenti avez-vous eu la première fois que vous avait habité seul ?
Ce n’était pas évident, mais ça m’a permis d’être autonome.

Quel souvenir gardez-vous de la première fois où vous êtes tombé amoureux ?
Je suis quelqu’un qui m’attache très vite, je me suis senti en sécurité, j’étais bien.

Quel est le secret de la longévité du couple selon vous ?
La confiance.

Que pensez-vous de tous ces réseaux sociaux ?
Sur Internet on trouve de tout, il y a du bon comme du mauvais mais ça reste l’avenir, ça nous permet de gagner du temps et d’avancer sur nos projets, surtout en termes de contact et d’exposition.

Qui est Fakri aujourd’hui ?
C’est quelqu’un qui a changé et qui a beaucoup appris, qui est fier de lui et qui est en pleine recherche de lui-même.

Quelle est votre vision dans 10 ans ?
D’avoir un métier qui me permet de vivre et faire ce que j’aime, voyager et aider les gens en difficulté pour les faire avancer dans leur vie.

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