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Pour moi le couple n’est pas…

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Céline, 29 ans, de Paris

Depuis combien de temps vivez-vous à Paris ?

Je suis rentrée à Paris il y a 5 ans à peu près. Avant j’étais en Chine, au début pour les études, et le pays m’a plu donc j’y suis retournée pour y travailler là-bas, et j’y suis restée quelques années.

Que faites-vous dans la vie ?

Je travaillais dans les études marketing, dans une société de conseil pour les marques de luxe ; et actuellement je fais une formation en statistiques.

Quel genre d’enfant étiez-vous ?

Je pense que j’étais une enfant assez exubérante, avec beaucoup de joie de vivre, et quand même plutôt gentille et sage.

Et vos profs, que pensaient-ils de vous ?

Dans l’ensemble ils m’aimaient bien, j’étais sympathique.

A quel moment avez-vous choisi le métier que vous faites ?

C’était plutôt une construction, sans être vraiment un objectif très précis au départ… J’ai toujours été assez intéressée par tout ce qui était la symbolique autour des objets, des comportements, le fait de vendre plus une émotion qu’un produit en tant que tel. Et du coup le marketing était assez approprié.

Quel métier auriez-vous aimé exercé si ce n’était pas le marketing ?

Pendant très longtemps j’ai voulu être psychiatre, parce que j’aime bien écouter les gens et essayer de trouver des solutions à leurs problèmes, essayer de comprendre la nature humaine. Pour moi cela se rapproche aussi pas mal du marketing, essayer de comprendre les émotions et savoir comment les influencer.

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Qu’est-ce qui vous a apporté le plus dans le marketing ?

Je suis curieuse et j’aime comprendre comment fonctionne le marché, quelles sont les tendances émergentes, pourquoi ça marche, pourquoi ça plante éventuellement…

Et vous vous considérez comme quelqu’un de très ambitieux ?

Moins qu’avant je pense. Avant c’était très important dans ma vie, maintenant plus ça va, plus je me rends compte que pour moi, la façon d’être heureuse c’est vraiment d’avoir un équilibre. Du coup si cela signifie sabrer un peu sur la vie professionnelle, disons que c’est moins dérangeant qu’avant.

Quel est votre objectif ultime ?

Être heureuse. C’est bateau mais bon… Je ne sais pas encore exactement quelle forme cela va prendre, on verra.

Le marketing, vous faites cela pour que Céline soit reconnue ?

C’est important pour moi d’apporter de la valeur ajoutée, d’être utile et efficace, et que mon travail soit reconnu pour tel. Après de là à ce qu’il y ait mon nom gravé dans le marbre, ce n’est pas forcément ce qui m’intéresse.

Vous comptez quand même apporter quelque chose ?

Oui. Je me dis que si mon travail ne sert à rien, c’est assez démotivant.

Quels sont les modèles qui vous ont inspirée ?

Dans le marketing pas vraiment. Mais j’aime bien les gens qui essaient de comprendre le monde qui les entoure et comment cela fonctionne. Des gens même comme des réalisateurs ou des écrivains, ou même des psychiatres à l’époque : des gens qui ont essayé de comprendre comment le monde fonctionnait. Mais des marketeurs célèbres, il y en a que j’ai dû étudier pendant mes études, mais ce n’était pas des modèles dans le sens où vous l’utilisez.

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Dans quelle entreprises travailliez-vous et quel était votre rôle ?

J’étais dans les études de marché ; j’aidais mes clients à améliorer leurs stratégies de vente, à mieux communiquer avec leurs cibles potentielles et leurs clients existants.

Comment faites-vous pour concilier votre vie privée et votre vie professionnelle ?

A un moment cela a été compliqué car je travaillais beaucoup et forcément cela impacte la vie privée : on voit moins ses proches, entre autres. Maintenant je pense que justement je souhaite avoir un métier dans lequel je puisse m’investir mais en conservant un équilibre.

Justement c’était la question suivante, quel était le rôle de vos proches et de vos amis dans votre travail ?

C’est cette vision extérieure. Un rôle de soutien, de nouveau regard, d’ouverture.

Vous sentez-vous libre aujourd’hui ?

Oui, un peu au milieu de la plaine, je ne sais pas exactement où je vais aller encore.

Comment faites-vous pour vous évader ?

Je vois mes amis, je voyage — je ne me suis jamais sentie aussi bien et aussi libre que quand j’étais à l’étranger.

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Quelles sont vos passions ?

Cela dépend des moments. J’aime la musique, j’ai fait 15 ans de piano et là je viens de reprendre. J’adore voyager, découvrir de nouvelles cultures. J’aime lire aussi. C’est pareil, c’est toujours dans la compréhension du monde et des autres.

Si vous partiez dans une île déserte, quel livre, quel auteur emmèneriez-vous avez vous ?

J’allais dire Proust parce que cela va prendre du temps pour tout finir ! (rires)

Mais sinon j’aime bien tous les nouveaux auteurs XXème américains, comme Bret Easton Elis.

Et après il y en avait un, Bouvier, qui a écrit des récits de voyages ; il a voyagé partout dans le monde et je trouve cela toujours très enrichissant.

Pas de sport ?

J’en ai beaucoup fait, j’aime bien cela. J’ai fait beaucoup d’équitation en compétition. C’est vrai que récemment le sport c’était devenu plus utilitaire, pour se défouler.

Que pensez-vous aujourd’hui de toutes ces technologies et de tous ces réseaux sociaux ? 

C’est une nouvelle liberté qu’on nous offre, et il faut savoir rester conscient des limites de l’exercice. On nous offre de plus en plus de liberté, de plus en plus de moyens de communication, après c’est à nous de savoir quoi en faire.

On va passer aux questions plus intimes. Vous souvenez-vous de votre premier bisou ?

Premier bisou ? Non… Enfin je ne saurais pas dire si c’était le premier… disons que j’en ai quelques-uns en tête.

Y a-t-il de la place dans votre vie pour l’amour ?

Plus ou moins en fonction des moments.

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Selon vous, quel est le secret de la longévité du couple ?

Pour moi c’est excessivement dépendant de chaque personne, et de chaque personne dans sa relation avec une autre personne. Chacun va avoir différents secrets de la longévité avec différentes personnes. C’est vraiment quelque chose qui se construit à deux au quotidien.

J’ai une phrase qui est forcément un peu cynique, mais pour moi le couple c’est l’art de résoudre à deux des problèmes qu’on n’aurait pas tout seul ! Mais bon après c’est sympa quand même, il y a des bons côtés.

Mais pour moi le couple n’est pas forcément une finalité en soi. Je me dis que finalement c’est quelque chose qui est encore socialement assez mal acceptée, mais je pense qu’on peut être aussi très heureux en étant célibataire et sans enfant. Même si on essaie de nous inculquer que le but ultime c’est d’être en couple et d’avoir une famille, c’est certainement vrai pour beaucoup de personnes, pas forcément pour tout le monde.

Quels sont vos projets à court terme ?

Là je dois pas mal voyager. Comme j’ai, pour la première fois depuis pas mal d’années, un peu plus de temps pour moi, j’en profite pour aller voir des amis et prendre du temps pour moi : reprendre le piano, me remettre à lire davantage, et recommencer à m’intéresser à des choses que j’avais laissées de côté en me disant que je n’avais pas le temps.

Qui est Céline aujourd’hui ?

Je n’ai pas l’impression qu’il y ait de fracture avec ce que j’ai pu être auparavant. Peut-être un peu plus apaisée avec l’âge. Après je suis quelqu’un de très rationnel, d’assez intuitif aussi. Assez cynique…

 

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