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Si tu dégages une énergie positive …

 

Gaelle, 20 ans, je suis née à Toulouse mais j’habite Paris pour mes études

Que faites-vous dans la vie ?

Pour l’instant je suis en vacances, mais à la rentrée je vais reprendre des études en arts plastiques. Auparavant j’ai fait une année en histoire de l’art et j’ai travaillé avec le metteur en scène Simon Pitaqag dans une compagnie de théâtre Liria.

Pendant combien de temps  vous avez travaillé avec lui ?

6 mois.

Quel genre d’enfant était Gaëlle ?

Une enfant très gentille, très calme, très très rêveuse et un peu dans la lune.

Que pensaient vos prof de vous ?

Que j’étais une très bonne élève, j’avais de très bon commentaires sur mes bulletin de notes.

Que voulez vous faire plus tard ?

De l’art-thérapie, de l’illustration, prof aux Beaux Arts… J’aimerais bien être artiste. C’est un peu idéaliste… mais ce qui me plaît c’est qu’un artiste fait ce qu’il veut.

Pourquoi l’art-thérapie ?

Parce que la création peut aider à soigner les gens. L’art-thérapie a toujours été mon refuge quand je n’allais pas bien.

Est-ce une sorte d’échappatoire quand vous n’allez pas bien ?

Oui. En même temps cela m’aide à ne pas fuir mes problèmes, à vraiment les résoudre et à canaliser mes émotions.

Vous considérez-vous comme quelqu’un d’ambitieux ?

Cela dépend des jours. Mais je dirais plutôt oui, car si je n’étais pas ambitieuse, je ne voudrais pas être artiste.

Que représente un artiste pour vous ?

C’est quelqu’un qui est capable d’exprimer des idées par quelque chose de sensible ; pas forcément quelque chose de visuel, cela peut être par exemple la musique. C’est rendre une idée ou un concept sensible.

Quel est votre objectif professionnel ultime ?

Faire un doctorat en arts plastiques ou en art-thérapie.

Avez-vous des modèles qui vous ont inspirée ?

Des artistes féminines comme Annette Messager et Frida Calo.

Qu’auriez-vous aimé faire si vous n’étiez pas allée vers le milieu artistique ?

J’aurais bien aimé travailler pour la protection des animaux marins.

Combien d’heures passez-vous devant vos cahiers pour revoir vos cours ?

Quant j’étais en histoire de l’art, peu de temps. Il  y a eu une période de ma vie ou j’étais hyper scolaire, en Terminale je lisais beaucoup de livres de philo… Mais maintenant je travaille quelques heures par semaine.

Que pensez-vous des sites qui font vos dissertations à votre place ?

C’est un peu stupide… Si tu fais études, c’est parce que tu as les a choisies…

A quel moment vous sentez-vous le plus inspirée ?

La nuit ou très tôt le matin.

Il y a-t-il une branche artistique qui vous plaît plus que d’autres ?

Oui. Ce n’est pas le côté lucratif de l’art qui m’intéresse,  mais plutôt  la création et le partage. Je trouve cela très bien d’allier le côté social et le côté artistique.

Quel est le rôle de vos parents et de vos amis dans votre travail ?

Cela m’éloigne d’eux plus de que cela ne me rapproche d’eux. Surtout mon père, qui n’est pas du tout dans le milieu artistique : cela le dépasse totalement que je m’oriente là-dedans, il dit que je ne trouverai jamais de travail. Ma mère aime bien l’art mais elle n’aime pas les mêmes choses que moi, elle préfère l’art qui est beau, l’art classique. Elle m’a quand même  poussée dans des études artistiques. Mais il y a des choses que je fais qu’elle ne comprend pas du tout, par exemple l’art contemporain la dépasse complètement.

Je comprends un peu les parents qui s’inquiètent quand leurs enfants veulent faire des études artistiques, parce qu’on a l’impression qu’il n’y pas de débouchés, mais il y en a. On a toujours l’image de l’artiste bohème qui ne gagne pas d’argent. Mais dans l’industrie culturelle il y a beaucoup de travail.

Comment faites-vous pour vous évader ?

Je dessine, je danse comme une folle dans ma chambre, parfois je vais courir, je fais de la sculpture… et je vais boire des bières, c’est pas mal aussi. (rires)

Que pensez-vous de tous ces réseaux sociaux, d’internet et des sites de rencontres ?

Je pense qu’il y a un coté positif, mais il y a quand même énormément de choses desquelles il ne faut pas abuser. Je pense qu’Instagram, Snapchat et autres peuvent prendre énormément le dessus sur le quotidien. On se crée un besoin de reconnaissance, quand on publie quelque chose sur ces réseaux sociaux on attend le regard des autres et cela crée une dépendance.

J’essaie de m’en détacher, c’est pour cela que je n’ai pas de smartphone. On peut vivre sans !

Quant aux sites de rencontres, je pense que c’est une bonne idée pour les gens qui ont du mal à faire des rencontres. Mais  le mieux reste quand même de rencontrer des gens dans la vraie vie et non pas en virtuel, pour voir s’il y a des atomes crochus ou une affinité. Ce n’est pas si compliqué d’aborder quelqu’un dans la rue !

Vous  avez une facilité et une assurance que n’ont pas les autres : vous êtes belle, charmante, intelligente, c’est peut être plus facile pour vous ?

Merci. C’est juste une question d’énergie : si tu dégages une énergie positive, les gens viendront te parler. Je vois des filles magnifiques et des hommes très beaux dans la rue mais qui dégagent une certaine froideur, et les gens ne viennent pas les aborder.

Qui est Gaëlle aujourd’hui ?

C’est une fille qui se cherche et qui veut se libérer encore plus, une fille qui a acquis beaucoup d’assurance ces dernier temps. Avant j’étais formatée par le regard des autres et par la façon dont la société formate la femme. Aujourd’hui j’essaie de m’en libérer complètement.

Quels sont vos objectif à court terme ?

Me concentrer sur la création.

Où vous voyez-vous dans dix ans ?

Mon doctorat en poche, ayant trouvé ce que je veux faire dans la vie. Il y a tellement de choses que je veux faire !

Que pensez vous du polyamour ?

Je suis totalement pour, mais cela ne va pas à tout le monde. Je ne dis pas que tout le monde devrait fonctionner ainsi, mais c’est toi qui décides de t’ouvrir à plusieurs personnes, ou pas.

Je pense vraiment que c’est très bien ; mais c’est difficile de le mettre en place concrètement : la jalousie est hyper ancrée en nous, à cause de l’éducation qu’on a reçue. On nous dit qu’on ne doit rester qu’avec une seule personne, ou n’aimer qu’une seule personne à la fois. Du coup on a du mal à accepter qu’une personne est libre et qu’elle a le droit d’aimer plusieurs personnes à la fois. C’est dur de le mettre en place, mais je pense que c’est bien. Je ne suis pas pour l’infidélité, parce qu’elle crée de la souffrance, mais pour les gens qui sont honnêtes. Il faut se dire tout dès le départ, ainsi on ne fait pas souffrir l’autre.

Croyez-vous à la fidélité dans le couple ?

Je crois à la fidélité pour les autres, mais pas pour moi, non.

Est-il difficile d’être votre d’être votre compagnon ?

Non… En fait cela dépend comment on se comporte avec moi : si on veux m’accaparer, oui, sinon non.

Que faut-il faire pour être votre compagnon ?

Etre soi-même, et ça passe ou ça casse. Je ne crois pas qu’il y ait des techniques de séduction  plutôt une question de feeling. c’est

Quelle est la plus belle preuve d’amour que vous attendez d’un homme ?

La confiance.

Si vous aviez une baguette magique, que changeriez vous chez vous ou dans le monde ?

Dans le monde, j’enlèverais toute la pression qui dicte comment l’on doit être.

Et je supprimerais l’amour des gens pour l’argent, les gens qui aiment l’argent pour l’argent.

Il y a-t-il de la place pour l’amour dans votre vie?

En ce moment je ne sais pas. J’ai l’impression que j’essaie de me recentrer sur moi-même. Mais il y a toujours de la place pour le grand amour et l’amour de ma vie.

Pour vous quel est le secret de la longévité en couple ?

Je pense que c’est l’honnêteté.

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